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VINCI Concessions, Épopée Gestion et ADEME Investissement vont mobiliser 90 millions d’euros pour déployer une vingtaine de stations de recharge dédiées aux poids lourds électriques. Grâce à des bornes pouvant atteindre des puissances de l’ordre du mégawatt, l’objectif est de redonner plusieurs heures d’autonomie à un camion en moins de 45 minutes. La première station doit ouvrir à Vierzon, dans le département du Cher, à l’automne 2026.
Recharger un poids lourd électrique pendant la pause de son conducteur : c’est le pari que veut relever Voltix, la marque de VINCI Concessions consacrée à la recharge des camions électriques. Trois investisseurs viennent de boucler un tour de table de 90 millions d’euros afin de financer un réseau de stations de recharge très haute puissance sur les grands axes routiers.
La première installation doit entrer en service à Vierzon à l’automne 2026. Un emplacement stratégique, situé au croisement de plusieurs grands itinéraires du centre de la France. Une vingtaine de stations sont prévues dans le cadre de ce programme.
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Recharge à 750 kW sous zéro degré : MAN valide le mégawatt pour ses camions électriquesAu cœur du dispositif se trouve le MCS, pour Megawatt Charging System. Ce standard de recharge a été spécifiquement conçu pour délivrer de très fortes puissances aux véhicules lourds électriques.
L’objectif annoncé est particulièrement parlant : permettre à un camion de récupérer l’équivalent de 4 h 30 d’autonomie en moins de 45 minutes. Une durée qui correspond à la pause réglementaire que doit observer un conducteur après plusieurs heures de conduite.
Cette concordance est essentielle pour respecter les contraintes d’exploitation des transporteurs et limiter les « levées de pied ». Jusqu’ici, l’électrification des poids lourds est surtout adaptée aux tournées régionales ou aux trajets permettant aux véhicules de revenir régulièrement à leur base. Avec des recharges suffisamment rapides sur autoroute, les camions à batterie pourraient ainsi devenir plus faciles à exploiter sur de longues distances.
Les 90 millions d’euros apportés par VINCI Concessions, Épopée Gestion et ADEME Investissement seront complétés par des subventions européennes provenant des programmes CEF-AFIF. Au total, l’ensemble doit permettre de financer une vingtaine de stations.
Sans entrer dans les détails à ce stade, VINCI indique que la très grande majorité de ces infrastructures sera implantée en France, notamment sur les principaux nœuds routiers. Le réseau doit ensuite s’étendre à l’Espagne et à l’Allemagne afin de commencer à former un corridor de recharge à l’échelle européenne. Voltix prendra en charge toute la chaîne du projet : recherche des terrains, ingénierie, choix et déploiement des technologies de recharge, mais aussi exploitation et maintenance des stations.
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Le réseau de charge rapide est aujourd'hui un frein pour le fret longue distance des poids lourds. Sans cela les transporteurs (qui le peuvent...) ne franchiront pas le pas.
Les camions doivent faire des pauses toutes les 4h30 qui peuvent être fractionnées si je me souviens bien. La charge doit être faite en temps masqué pour le transporteur. Les logiciels de planification dédiés poids lourds électrique ont un avenir pour optimiser les temps de trajets du moins au début.
Alors que ces stations sortent de terre un peu à la Tesla avec pas 4 bornes mais entre 20 et 55 ça commencera à avoir de la gueule.
Par contre, avec le MW de puissance il faudra passer par des Megapacks batterie pour ne pas stresser le réseau local ca devrait se sentir dans le tarif du kWh délivré.
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C'est très chouette tout ça !
45 minutes de charge et rouler 4h30 en camion, ça envoie.
Pour comparer, en voiture : recharger 22 minutes et rouler 2h15 ? La comparaison est pas parfaite mais tout de même...Ca semble acceptable pour le plus grand nombre.
Je me demande comment - à l'avenir - on réussira à trouver la place pour ces infrastructures sur les aires de repos.
Les stèles de recharge entre les camions prennent de la place. Sur un parking de camion, il faudra sans doute supprimer minimum deux ou trois places, alors qu'il en manque déjà.
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Actualité21 septembre 2026
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