La nouvelle Citroën 2 CV est là ! Voici tout ce qu'il faut savoir sur la citadine électrique à 15 000 €

La suite de votre contenu après cette annonce

C’est LA star du Mondial de l’Automobile. Voici à quoi va ressembler la nouvelle 2 CV, fidèle à la première dans le style et dans l’esprit, mais avec cette fois un moteur électrique. Nous avons pu l’approcher en avant-première pour vous révéler tous ses secrets.

Après des mois d’attente, depuis l’officialisation du projet au printemps, voire des années pour ceux qui rêvaient tant d’un retour de la plus célèbre des Citroën, voici donc enfin la nouvelle 2 CV. Ou presque, car c’est un concept ! Mais une version de série est en cours de préparation et sera lancée en 2028. Le modèle dévoilé au Mondial de l’Automobile en donne un bon avant-goût.

Le constructeur s’est attaqué à une montagne tant la 2 CV est une icône. C’est d’ailleurs un vieux serpent de mer. On se souvient du concept Revolt qui imaginait déjà une 2 CV moderne, mais chic, en 2009. Citroën s’est enfin décidé, peut-être motivé par le gros succès de la R5. Peut-être aussi parce qu’il a trouvé une place dans sa gamme à ce véhicule.

La nouvelle 2 CV va ainsi combler l’espace entre l’Ami et la C3 avec une proposition fidèle à ses origines : être un véhicule simple et accessible à l’ère de la voiture électrique. Pas de néo rétro chic façon Fiat 500 donc. Citroën explique d’ailleurs que « le point de départ n’était pas de refaire une 2 CV, mais d’imaginer la petite voiture électrique de demain, pratique et désirable, qui réenchante la mobilité pour les petits trajets du quotidien ».

Le modèle veut prendre le contre-pied du marché, avec des autos toujours plus grosses et plus lourdes. Elle ne mesure ainsi que 3,76 mètres de longueur, une taille qui la place ainsi face à la nouvelle Renault Twingo, qui réalise d’ailleurs un début de carrière canon, preuve qu’il y a une demande réelle pour des petits modèles pas chers en Europe.

Une 2 CV immédiatement reconnaissable

Comme la Renault, la Citroën veut donc séduire avec une silhouette qui donne le sourire. On reconnaît bien sûr la forme de la Deuche, en double arc de cercle pour la partie avant puis l’habitacle. On retrouve aussi les ailes rondes. Comme à l’époque, les projecteurs détachés de la carrosserie viennent se poser sur celles de l’avant. Ces optiques sont en revanche un peu aplaties pour davantage de modernité. Pas de calandre non plus, le grand logo est à même la carrosserie.

Parmi les clins d’oeil à la toute première 2 CV, il y a les stries sur le capot et les essuie-glaces apparents. Les designers nous ont expliqué vouloir rendre visibles ce genre d’éléments techniques. Comme sur le modèle d’origine, la custode est pleine, avec un rappel du clignotant. Les poignées de porte réinterprètent aussi celles d’origine, mais pas sûr qu’un tel détail survive à la série. C’est davantage possible pour la poignée de coffre apparente, au-dessus d’un bandeau qui intègre un logo 2 CV dans la masse. Le détail qui change le plus, ce sont les feux, qui sont ici verticaux, de chaque côté du coffre.

Une des surprises est de retrouver des pare-chocs à l’ancienne, séparés de la carrosserie et directement liés à la structure. Pour Citroën, c’est une manière de faire moins cher et de les rendre facilement remplaçables. Autre détail d’un autre temps, des ouvertures à la base du pare-brise qui permettent d’envoyer de l’air à bord ! Pour réduire les coûts, il y a ici une simple jante en tôle, stylisée, sans enjoliveur.

Si la marque compte faire la chasse aux éléments superflus, on peut s’étonner des éléments noirs autour des roues, façon Peugeot 208. Les designers nous ont expliqué que cela aidait à évoquer les grands passages de roue de la première 2 CV, aux grands débattements. Pas question pour autant de tomber dans l’évocation SUV !

Habitacle simplifié

Si l’extérieur est proche de la série, c’est moins le cas de l’habitacle, où l’on trouve deux banquettes avec motif tartan. Celle de l’avant peut d’ailleurs se détacher pour être posée à l’extérieur à l’occasion d’un pique-nique par exemple ! On peut toutefois retenir l’idée d’aller à l’essentiel dans cet intérieur, avec moins d’éléments de mobilier pour dégager de l’espace.

Le poste de conduite se réduit ainsi à un volant monobranche, un commodo, un écran tactile de 8 pouces et un petit sélecteur de vitesse. L’instrumentation prend la forme d’un bandeau à la base du pare-brise, comme sur la C3. On trouve de plus la « Radioën », une radio amovible qui devient enceinte et accompagne les occupants à l’intérieur comme à l’extérieur. Au sol, un panier de rangement amovible fait office de console centrale !

Parmi les éléments très conceptuels, il y a les graphismes façon BD de l’écran central ou la guirlande façon guinguette ! On s’amuse aussi du rangement pour les oeufs dans les portes, pour faire écho à un élément du cahier des charges de la 2 CV (être capable de transporter un panier d’oeufs à travers les champs sans casse). Le concept est aussi doté de plaques d’immatriculation numériques qui affichent les différents surnoms de la voiture en Europe.

On peut davantage retenir le toit ouvrant en toile, caractéristique incontournable de la 2 CV. Et il s’ouvre à la main, dans un objectif de faire simple, léger et moins cher.

Mystère sur l’autonomie

L’objectif est en effet ambitieux, puisque Citroën promet une version de série à 15 000 €, ce qui est inédit pour une citadine électrique produite en Europe. La marque ne donne pas d’infos sur la technique, c’est encore tôt. On imagine toutefois des caractéristiques modestes, la voiture visant les petits trajets du quotidien, avec donc une autonomie de 150 à 200 km et peut-être pas de recharge rapide, du moins en version de base.

Certains trouveront que c’est encore beaucoup, mais c’est déjà 5 000 € de moins que la C3 de base avec 200 km d’autonomie. Et puis l’époque a changé, les coûts de production ne sont plus les mêmes et les voitures doivent embarquer davantage d’équipements de sécurité.

Citroën aurait aimé que l’Europe acte la création d’une catégorie de voiture aux normes allégées, mais le Vieux Continent tarde à se décider. Pour réussir le pari des 15 000 € sans les aides à l’achat, Citroën profitera du partage des coûts avec Fiat et Leapmotor, qui proposeront de nouveaux modèles sur la même base. Avec le risque donc de voir la 2 CV de série moins fidèle à l’originale en raison d’un partage des composants nécessaire.

Pour avoir un prix canon, il y a donc l’idée d’aller au plus simple, pour la technique, les équipements et les effets de style. Voilà qui rappelle la recette que Dacia a mise en place et dont le roumain s’est peut-être trop éloigné lui même ces derniers temps, avec une nouvelle Spring qui commence à 17 900 €. La 2 CV a donc un coup à jouer, si les clients sont prêts à revenir à l’essentiel.

Cet article vous a plu ? Rejoignez la discussion !

Accéder au forum
Flip-7il y a 4 heures

Pas de photo du coffre ? J’ose donc espérer un seuil de chargement bas, au niveau d’une R4 et une banquette arrière elle-aussi amovible. J’adore tout le reste !
👋😀👍

3

LHOOQil y a 3 heures

"Non mais allo quoi !?" LOLOL Punaise ! Dire qu'il faut faire un énième truc néo rétro design pour tenter de faire comprendre qu'il faut passer aux véhicules électriques ! On n'est pas rendu ! Pathétique. On verra ce qu'il restera de ce "show car" après les moulinettes du marketing et des tueurs de coût. Au-moins, les designers se sont fait plaisirs ! C'est déjà çà. Et çà va faire du buzz ;-)) Si je veux une 2CV, je vais dans un musée ou j'en loue une. Sinon, je reste avec mon VE efficient de 2021, démo acheté d'occaz. en 2024, com tous les autres VT d'occaz en 40 ans. Allez, suivante.

1

Bofil y a 3 heures

Sauf que la personnalisation ne rajoutera pas les 150 km qui manquent ...

Nos guides