Voitures hybrides chinoises : l'Europe prend une décision radicale pour protéger ses constructeurs

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MG ZS Hybrid+
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Après avoir imposé des droits de douane sur les voitures électriques fabriquées en Chine, l’Union européenne s’attaque désormais aux modèles hybrides. Bruxelles et Pékin viennent de trouver un accord pour limiter leurs importations à 350 000 exemplaires par an, contre quelque 800 000 attendus en 2026. Une décision saluée par Emmanuel Macron à l’occasion du Mondial de l’Auto de Paris.

Le Mondial de l’Auto 2026 ne se résume pas uniquement à une succession de nouveautés. Dans les coulisses du salon parisien, l’avenir de l’industrie automobile européenne se joue aussi sur le terrain politique. Et alors que les marques chinoises occupent une place grandissante dans les allées de la Porte de Versailles, Bruxelles vient d’annoncer une mesure importante pour encadrer leur développement.

Les importations chinoises divisées par deux

L’Union européenne et la Chine ont trouvé un accord pour limiter les importations de voitures hybrides et hybrides rechargeables fabriquées en Chine. Le plafond a été fixé à 350 000 véhicules par an, avec une augmentation autorisée de 6 % chaque année.

La mesure est loin d’être symbolique. Selon les estimations européennes, environ 800 000 véhicules hybrides chinois devraient être importés en 2026. Le nouveau quota représente donc une réduction de plus de moitié par rapport à ce volume attendu. Sur quatre ans, Bruxelles espère éviter l’arrivée de plusieurs millions de voitures supplémentaires.

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Cette décision vient compléter les droits de douane supplémentaires instaurés en 2024 sur les voitures 100 % électriques fabriquées en Chine. Jusqu’ici, les modèles hybrides échappaient à ces surtaxes. Plusieurs constructeurs, notamment BYD, SAIC et Chery, en avaient profité pour accélérer leurs exportations vers l’Europe.

Macron veut protéger l’industrie européenne

Présent au Mondial de l’Auto le 12 octobre, Emmanuel Macron a salué cet accord. Le président français estime qu’il permettra de mieux défendre les constructeurs européens face à des pratiques commerciales qu’il juge ouvertement « déloyales ».

Mais Paris souhaite aller plus loin. Emmanuel Macron a annoncé qu’un accord avec l’Allemagne était imminent. Les discussions portent sur l’assouplissement de certaines règles et sur la place des composants européens dans les véhicules commercialisés sur le continent. Aucun compromis définitif n’a toutefois encore été présenté.

L’objectif français est notamment de favoriser la production européenne de voitures électriques et de batteries. Un sujet sensible pour les industriels, confrontés à des coûts de fabrication élevés et à la concurrence de modèles chinois souvent plus accessibles.

Les constructeurs chinois ont déjà une parade

Voilà qui devrait rassurer l’industrie européenne, mais il faut être lucide. Cette mesure n’empêchera pas les marques chinoises de se développer en Europe. Plusieurs d’entre elles préparent déjà (ou terminent) une implantation industrielle sur le Vieux continent.

Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, a notamment confirmé que la France figurait parmi les pays étudiés pour accueillir une nouvelle usine du constructeur sur le sol européen. On imagine mal Emmanuel Macron, ou le prochain président de la République française, refuser cela. On voit bien que pour les marques chinoises, produire directement en Europe va progressivement devenir un moyen de réduire leur exposition aux restrictions sur les importations. Et le géant de Shenzhen n’est pas le seul à adopter cette stratégie.

Pour les constructeurs européens, la concurrence chinoise ne disparaîtrait donc pas. Elle pourrait simplement changer de forme à moyen (voire court) terme.

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