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Au sud de Mulhouse, chez Frédéric, il y a aujourd’hui une deuxième Renault Zoé et une troisième Tesla, mais c’est la Smart ForTwo ED cabriolet arrivée il y a huit ans qui est la voiture électrique la plus appréciée dans la famille. Etonnant, non !?
En septembre 2012, Frédéric voulait juste accompagner un copain dans une concession pour l’achat d’un Scenic diesel : « Il y avait là un Renault Twizy. J’ai pu l’essayer, le temps de le trouver génial, et super pour parcourir les six ou sept kilomètres pour aller à la gare chaque matin et rejoindre mon lieu de travail. Le vendeur m’a dit que, pour le prix du quadricycle, je pouvais avoir une Renault Zoé ‘full options’. Avec l’aide de 5 000 euros de la région Alsace et le bonus écologique de 7 000, la version Intens était accessible à environ 11 000 euros ».
Notre lecteur a donc fait partie des 500 Alsaciens à avoir pu profiter de cette mesure régionale : « Sans la voir, j’ai commandée une Zoé. J’étais content de pouvoir acheter enfin une voiture électrique française, dotée d’une autonomie de l’ordre de 130 km. Elle a finalement était livrée avec quelques mois de retard, en mars ou avril 2013. Je n’avais pas pour autant abandonné l’idée du Twizy. A cette époque, l’Ademe proposait une prime pour l’achat de ce quadricycle [NDLR : 18% sur le prix d’achat pour les 50 premiers Twizy, puis 9 % pour les 150 suivants] ».

Coup double pour cette famille : « J’ai donc aussi commandé un Renault Twizy qui est arrivé en décembre 2012. A cette époque, mon beau-frère a aussi pris une Renault Zoé. Il a d’ailleurs été le premier à rencontrer le fameux problème de casse sur le moteur Continental à cause des roulements peu résistants. Ca m’est arrivé aussi, mais au bout de cinq ans, en fin de garantie. A cause d’un joint défectueux, j’avais en plus la fuite de liquide de refroidissement qui a endommagé la batterie. Finalement Renault a fait marcher la garantie pour ces deux éléments ».
Au bout de sept ans, « cette polyvalente électrique a été remplacée par une Zoé 135 50 kWh. C’était juste avant la disparition de la location de la batterie, une formule à laquelle je tenais car elle représentait selon moi une couverture du pack sur la durée de vie de la voiture. Avec elle aussi nous avons connu une casse du moteur, au bout de six ans, hors garantie. Renault a pourtant pris à sa charge 90 % du montant de la facture. Je n’ai eu à payer que 500 euros. Je trouve que Renault assure un SAV exceptionnel. La durée de garantie est peut-être plus courte, mais, même au-delà, la marque peut prendre en charge un gros problème ».

Dans cette famille de quatre personnes, la conversion à l’électromobilité ne s’est pas arrêtée aux Renault Twizy et Zoé : « En 2019, j’ai découvert la Tesla Model 3. Si on essaye ce modèle, on est foutu ! Deux fois, j’en ai loué une sur deux semaines en passant par le garage ACC. Ce qui a permis de valider que l’électrique était alors déjà adapté aux longs trajets. Nous sommes par exemple allés en Ardèche et à Bourges avec cette voiture qui valait encore 50 000 euros en entrée de gamme. Six mois plus tard, en janvier 2021, le prix tombait à 37 000 euros, bonus déduit ».
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Témoignage – Voilà comment Alain s’est offert à moitié prix une BMW électrique à 100 000 €Il n’en fallait pas davantage pour que Frédéric en achète un exemplaire : « C’était donc une version SR à batterie NMC que l’on ne rechargeait pas à plus de 80 %. Elle avait encore le processeur Intel mais déjà les poignées noires. L’intérieur était noir aussi, et j’avais un attache-remorque. Pour seulement 1 000 euros à ajouter, j’ai renouvelé cette voiture un an et demi plus tard. La nouvelle Model 3 embarquait alors une batterie LFP et un processeur Ryzen. Son intérieur était blanc. Toutefois, pour bénéficier du bonus, je n’ai pas pu prendre l’attache-remorque ».
Où en est la flotte du foyer de Frédéric aujourd’hui ? « À la place de la Model 3 nous avons un Tesla Model Y d’entrée de gamme, avec un intérieur noir et l’attache-remorque auquel je tiens pour embarquer les vélos. La deuxième Renault Zoé est toujours là. Pour la recharge, nous avons deux prises renforcées Green’Up dont une dans la cour, et deux bornes 7 kW dont une avec délestage. Notre abonnement électrique est de 12 kW. J’ai 7 panneaux solaires – 2 à l’est, 2 au sud et 3 à l’ouest — pour une puissance crête de 3 kW, couplés avec une batterie 4 kW ».
Et le Renault Twizy ? « Je m’en suis séparé au bout de cinq ans. Comme c’est un véhicule très tape-cul, j’avais mal au dos à l’utiliser. C’est là que j’ai racheté la Smart ForTwo cabriolet 2014 d’un copain. Nous étions en 2018, et son compteur affichait dans les 24 000 km. Il en a maintenant 64 500. À ce moment-là, on ne trouvait pas de cabriolet électrique sur le marché. J’ai acheté 7 500 euros cette ForTwo, avec des loyers mensuels d’environ 60 euros pour la batterie qui se sont arrêtés au bout de dix ans ».

Notre lecteur n’hésite pas à dire que « cette voiture est vraiment magique. Même en hiver, et sauf s’il pleut, je roule en cabriolet avec cette Smart ForTwo. C’est déjà quelque chose que je faisais auparavant quand j’avais une Honda Civic CRX, et aussi, d’une certaine manière, avec le Renault Twizy ouvert à tous les vents sur les côtés. Ainsi, on entend le bruit de la forêt. Mes deux enfants utilisent de la même manière la Smart. Des trois voitures électriques que nous avons à la maison, et bien que ce soit la troisième du foyer, c’est celle que nous préférons ».
Les qualités de la Smart ForTwo cabriolet la rendent séduisante : « Elle est géniale à conduire et facile à garer. Avec son mode Boost, c’est une vraie bombe en ville comme à la campagne. Toutefois des automobilistes la confondent souvent avec une voiturette et se montrent agressifs : même si on est déjà aux limitations de vitesse et même un peu au-delà, il faut qu’ils nous doublent ! En semaine, elle m’a servi à une époque pour aller à la gare et pour faire des courses. Sans le toit, la Smart a même permis de transporter un figuier. Les enfants la prennent par exemple pour aller à la salle de sport ».
Âgés de 19 et 21 ans, les jeunes ont fait leur conduite accompagnée sur des électriques : « C’était principalement sur la deuxième Zoé, mais j’ai aussi eu l’autorisation de l’assurance pour utiliser la Tesla. Tous les deux ont donc passé leur permis option boîte de vitesses automatique, chacun ayant par la suite suivi la passerelle de sept heures pour conduire des véhicules à boîte mécanique. Le premier, c’est parce qu’il est passionné d’automobiles, et le deuxième parce que sa copine a une thermique ».
En douze ans, cette Smart n’a pas eu beaucoup de pannes : « Depuis peu, nous n’avons plus de chauffage. La batterie 12 V a aussi lâché, et ça a été un peu rock’n’roll. Alors que je roulais, la ForTwo s’est arrêtée. J’ai appelé un garagiste. Comme la dépanneuse tardait à venir, j’ai essayé de redémarrer. Ca a marché, mais au bout de 500 mètres, je me suis retrouvé à nouveau en panne, et j’étais sur la voie de gauche. J’avais mis les warnings qui ont fini par achever la batterie. Alors qu’il pleuvait et faisait froid, les vitres et le toit se sont ouverts. Sans doute une procédure de sécurité ».
Frédéric est aujourd’hui assez étonné : « Je ne pensais pas que cette Smart ForTwo cabriolet durerait autant. Elle était comme neuve quand je l’ai eue. Sa carrosserie est maintenant émaillée de quelques petits accrocs réalisés à l’usage par les enfants. Est-ce que je vais la conserver encore longtemps ? Est-ce que j’attends un gros pépin pour la remplacer ? Et si c’est une réparation qui ne coûte pas trop cher, est-ce que je la fait réparer ? Pour l’instant, je l’amène toujours chaque année pour l’entretien ».
Concernant le SAV, notre lecteur est loin d’être aussi enthousiaste qu’avec Renault : « L’entretien pour la Smart, c’est à la concession Mercedes, et je trouve que c’est horriblement cher pour pas grand-chose : 180 euros une année sur deux, et 300 les autres. J’ai bien l’impression qu’ils ne font strictement rien dessus. En arrivant, j’ai droit à un expresso offert par la pin-up qui accueille les clients. Mais je n’ai jamais pu obtenir un état de santé SoH pour la batterie ».
Une chose est sûre, l’autonomie a diminué : « Avant, je pouvais compter en toute saison sur au moins les 70 km pour mes allers-retours quotidiens. Ce n’est plus possible en hiver, sauf en roulant de façon très cool, mais j’ai une partie d’autoroute. Avec le chauffage en plus, dans mes conditions d’utilisation, l’autonomie doit désormais être de 50 km tout au plus. Malgré tout, elle correspond toujours à mon usage globalement, et le chauffage ne fonctionne de toute façon plus actuellement ».
Frédéric a déjà pensé au modèle qui pourrait remplacer sa ForTwo : « Ça aurait pu être une Fiat 500e, avec impérativement le toit ouvrant souple. Ce modèle aurait sans doute été plus polyvalent pour les enfants. Toutefois, cette voiture est plus grosse sans offrir davantage de coffre. Si, comme la Renault 4 E-Tech Plein Sud, la nouvelle Twingo électrique avait été découvrable, elle aurait été une bonne candidate. Il ne reste plus qu’à espérer une version cabriolet de la nouvelle Smart ForTwo ».
Notre lecteur s’intéresse de très près au renouveau de la micro-citadine : « J’ai regardé plusieurs reportages sur YouTube et Automobile Propre. La nouvelle Smart serait fabriquée en Chine et plus en France, et ça, c’est dommage. Malgré tout, franchement, c’est top qu’elle réapparaisse. Pour moins cher, elle en offrirait davantage, comme les sièges et le volant chauffants, et la sono Sennheiser. En entrée de gamme, elle coûterait environ 20 000 euros, et son autonomie me permettrait d’aller jusque Strasbourg. Avec ce nouveau modèle, la polyvalence serait totale ».
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Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Frédéric pour son excellent accueil, sa très grande réactivité et son témoignage proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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