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Hausse des ventes suite à la flambée des prix des carburants, fort intérêt pour les nouveaux modèles plus aboutis, manque de batteries : la voiture électrique est victime de son succès et cela pèse sur les délais de livraison, qui peuvent atteindre un an pour certaines nouveautés !
C’est la ruée sur l’électrique ! Ces modèles enchaînent les records de part de marché dans les immatriculations françaises et européennes. Au point d’atteindre des niveaux qu’aucune marque n’avait imaginés il y a quelques mois encore.
En septembre, les électriques ont représenté 41,6 % des immatriculations en France. En septembre 2025, c’était 22,4 % ! Depuis le début de l’année, la part des électriques en France est de 31,4 %, contre 18,2 % en 2025. En Europe, on est passé de 18,1 à 24,2 %.
Les ventes progressent grâce à l’arrivée de modèles qui gomment les défauts associés à l’électrique. Il y a ainsi une nouvelle génération de petites citadines pas chères (Citroën ë-C3, Renault Twingo…), de citadines polyvalentes abordables (Renault 5, VW ID.Polo…), de véhicules à grosses autonomies et qui rechargent vite (BMW iX3, Mercedes CLA…). De quoi naturellement élargir le spectre de clientèle.
Mais le vrai coup d’accélérateur est connu : la flambée des prix des carburants, qui a clairement incité des automobilistes à se convertir à l’électrique, qui a un avantage à l’usage énorme. Quand un modèle qui consomme 7 litres de carburant réclame désormais plus de 14 € pour faire 100 km, une électrique peut demander à peine 3 € d’électricité pour faire cette distance.
L’assemblage de ces facteurs est du pain béni pour les constructeurs. Les nouveautés cartonnent. La R5 avait atteint le cap des 100 000 exemplaires produits en à peine plus d’un an. BMW aussi a reçu 100 000 commandes pour son iX3 en un an, le véhicule signant le meilleur démarrage de l’histoire du constructeur.
Du côté du groupe Volkswagen, la nouvelle famille de citadines, composée des Cupra Raval, Skoda Epiq, Volkswagen ID.Polo et ID.Cross provoque un raz-de-marée. Alors que les ventes n’ont commencé qu’au printemps avec l’ID.Polo, le cumul atteint déjà 150 000 commandes pour les quatre autos en Europe. L’ID.Polo a signé un record de ventes pour Volkswagen France sur les 10 dernières années. Plus de 5 200 commandes ont été enregistrées en septembre dans l’Hexagone.
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ID.Polo : la citadine électrique fait mieux que toutes les Volkswagen lancées depuis près de 10 ansVendre, c’est bien, livrer c’est mieux. Car c’est le revers de la médaille. L’engouement pour l’électrique provoque des allongements des délais de livraison. Les modèles déjà lancés résistent au phénomène, du moins limitent la casse, grâce à une production déjà rodée… et qui n’était pas toujours à ses pleines capacités.
Ainsi, le Model Y a beau être redevenu numéro 1 des ventes en Europe, ce qui a allongé un peu l’attente, celle-ci reste raisonnable. Une variante Propulsion commandée en cette fin octobre est promise pour une livraison en janvier ou février 2027. Mais il est vrai qu’à une époque, un à deux mois suffisaient. Le délai sera aussi encore raisonnable pour une R5 ou une ë-C3.
La tâche se complique pour des nouveaux véhicules dont la demande dépasse les espérances du constructeur. Volvo est dans ce cas avec son EX60. Au point que le délai s’envole. Pour une nouvelle commande, il est actuellement estimé à un an ! Une situation qui découle d’un engouement pour le modèle, qui met en avant une autonomie XXL de 810 km, mais aussi de retards dans le début de la production.
Alors que la marque a enregistré 50 000 commandes depuis le printemps, seuls 5 000 exemplaires ont pu sortir des chaînes de production à la mi-octobre. Le modèle apporte de grosses évolutions, avec une nouvelle base et surtout une nouvelle méthode d’assemblage inspirée de Tesla (le giga-casting), qui demande des réglages et du rodage sur un site historique.
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Incroyable remontée de Tesla : les Model Y et Model 3 sont les deux voitures les plus vendues en EuropeLe risque est de voir des clients perdre patience, annuler leur commande et filer à la concurrence. Par exemple BMW qui, à l’inverse, a parfaitement réussi le décollage de l’iX3, pourtant dans une usine flambant neuve en Hongrie. Cet été, le cap des 50 000 exemplaires produits était déjà franchi. L’usine va accueillir une troisième équipe pour tourner en continu.
Le point de friction touche aussi au coeur de la voiture électrique : sa batterie. Et c’est l’élément qui commence le plus à poser souci. Si les constructeurs ont de la place dans leurs usines d’assemblage de véhicules, ils sont dépendants de fournisseurs qui peinent à répondre à la demande ou à produire les batteries.
Stellantis est ainsi pénalisé par la difficile montée en cadence de l’usine ACC dans le Nord de la France, qui fournit les batteries grandes capacités des nouveaux modèles, ces variantes ont ainsi des délais très longs. Sur le Store en ligne de Citroën, un C5 Aircross à batterie 73 kWh est promis dès décembre. Pour le 97 kWh, c’est mars 2027. Le 3008 avec cette batterie, c’est même avril, plus de six mois.
La production des ID.Polo et Cupra Raval a dû être mise en pause en Espagne, faute de cellules de batteries suffisantes de la part de l’entité PowerCo. Entre les commandes qui s’accumulent et une usine qui ne suit déjà plus, la situation peut vite déraper pour ces modèles. Mercedes a de son côté fait accélérer l’assemblage des batteries dans la filiale Accumotive, avec production en 3×8 sur 6 jours sur 7, afin d’accélérer les cadences pour ses nouveaux modèles branchés. Actuellement, le délai pour les CLA et GLC est d’environ 6 mois.
Si les européens commencent d’ailleurs à réduire leur dépendance aux asiatiques pour les batteries, la production de cet élément en Europe est encore en phase de lancement et loin des niveaux des géants du secteur.
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